Pour un premier article, ça commence sous les meilleurs auspices…
Ce fut une belle cérémonie
Vin d’honneur réussi
La rosette à chaque revers de veste
Et puis pareil dans les assiettes
On a eu le droit aux petits fours
Les gosses jouaient dans la cour
Les vieux vêtus de leur costume
Pour ces honneurs posthumes
On s’est caillé pendant des plombes
En plein vent, devant les fausses bombes
Pourquoi c’est pas au mois de juillet
Qu’on rend hommage aux macchabées
Ça résonne dans la tête
Comme dans la salle des fêtes
Ces échos infinis
Cette longue lithanie
Aron, Raymond : mort pour la France
Auriol, Vincent : mort pour la France
Balavoine, Daniel : mort pour l’urgence
Bérégovoy, Jean-Pierre : mort pour la France
Boulay, Steevie : mort pour la France
Colas, Alain : mort en vacances
Collucci, Michel : mort en Provence
Curie, Marie : morte pour la science
Danton, Georges-Jacques : mort pour la France
Dolto, Françoise : morte pour l’enfance
Eloi, le bon Saint : mort pour la France
Ferry, Jules : mort pour sa semence
Gandhi : vivant dans ma conscience
Hitler, Adolf : mort pour la France
Jacob, Max : mort pour la France
King, Martin Luther : mort non-violence
LaSemoule, Harry : mort de souffrances
Le Seizième, Louis : mort pour la France
Martin, Jacques : mort pour la France
Moulin, Jean : mort pour la France
Morrison, Jim : mort pour la transe
Oussekim, Malik : mort pour la France
Piaf, Edith : morte, c’est pas d’chance
Queneau, Raymond : mort d’expériences
Rimbaud, Arthur : mort en errance
Sirven, Alfred : mort pour l’essence
Térésa, Mère, morte d’indigence
Vian, Boris, mort d’excellence
Vuillemin, Grégory : mort d’innocence
Wilde, Oscar : mort d’ignorance





C’est toi qui écrit ça?!!!
J’aime beaucoup!!!
Mon premier commentaire ! Merci. Mais faudra songer à déménager, parce qu’ici, hein, comme j’ai dit… c’est ianch !
1 ) Ben oui c’est moi, faire un un blog pour aller pomper ailleurs, je vois pas l’intérêt.
2 ) Heureusement que tu aimes beaucoup, sinon je te quitte.